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Facebook: LA plateforme sociale

Depuis 10 ans, une plateforme sociale s’est démarquée des autres et a considérablement modifié nos habitudes de vie: Facebook. Que l’on veuille se l’admettre ou non, elle touche énormément de gens au quotidien notamment au niveau des communications, de l’expression de soi et de la consommation . Ce billet à propos du bébé de Mark Zuckerberg se veut une réplique à celui-ci, plutôt négatif quant aux changements apportés par le réseau social, auquel j’aimerais contrebalancer certains propos.

Facebook pour communiquer

Tout d’abord, je dois l’avouer: je suis un utilisateur journalier de l’application mobile. Malgré tout, je me qualifie plutôt de spectateur avec un léger penchant de réseauteur, si je me fie aux types de webacteurs évoqués dans un billet publié par Caroline Fleury. Le système me permet surtout de simplifier les communications avec parents, amis et quelques connaissances. Au fil des ans, j’ai troqué tranquillement les appels téléphoniques pour les courriels, puis ces derniers pour la messagerie intégrée au réseau social de paire avec un téléphone intelligent. Je trouve cela moins dérangeant pour toutes les petites communications de routine. Je n’ai aucunement l’impression de perdre mon temps mais plutôt de l’optimiser. C’est aussi une façon simple de partager des photos d’événements, comme la fête des 2 ans de mon garçon par exemple, avec ceux qui étaient présents avec nous pour ce moment! Je conserve un cercle d’amis restreint afin que mon fil d’actualités demeure facile et rapide à consulter mais surtout pertinent. De plus, cela m’évite d’avoir à endurer les propos de boulets, narcissiques et autres trolls de ce monde.

Pour l’utilisateur lambda, Facebook sert surtout à “rester en contact avec ses amis” ; le concept d’ami recouvrant ici un sens large et surtout lointain. Vieille connaissance de bac à sable ou bourreau du lycée peuvent alors soudainement se rappeler à votre bon souvenir via les friend requests.

Facebook pour s’exprimer

Parlant de tendances narcissiques, abordons maintenant l’utilisation de Facebook pour l’expression de soi. À ce sujet, je vous invite à jeter un coup d’œil à cette réflexion sur les avantages et désavantages des réseaux sociaux, plus précisément au passage sur les effets des médias sociaux sur les utilisateurs. Personnellement, j’aime bien la fonctionnalité de pouvoir partager du contenu avec mes contacts, que ce soit des photos, billets de blogues, articles lus ou même des résultats de course à pied. Cependant, il faut agir avec modération, discernement et efficacité à l’aide des listes de publication. Rien ne sert d’exprimer tous nos états d’âmes, faits et gestes et photos de soi sur le réseau. Il est fort probable que cela n’intéresse que nous!

Des études américaines ont indiqué que Facebook pouvait procurer une dépendance très forte notamment sur les tendances narcissiques, les troubles mentaux ou encore sur l’empathie virtuelle. En effet, de très nombreux adolescents fragiles utilisant Facebook s’en servent pour améliorer leur image et leur estime de soi. Ainsi, ils consacrent extrêmement de temps à se construire une vie virtuelle. L’empathie virtuelle consiste à être davantage sensible aux autres notamment par l’intensité et la rapidité des échanges.

Facebook pour consommer

Finalement, le réseau social est tout autant intéressant pour assouvir nos besoins de consommation ou découvrir de nouveaux produits. Les marques reconnues ont leurs pages Facebook. De mon côté, c’est devenu mon annuaire téléphonique. C’est le premier endroit où j’effectue une recherche maintenant. La preuve, j’ai même trouvé mon fournisseur de bois de chauffage ainsi que mon déneigeur sur le site! Étant fan de leurs pages, j’accède automatiquement aux contenus qu’ils publient: promotions, recommandations, etc. C’est un incontournable. J’apprécie aussi l’utilisation de Facebook Connect pour simplifier le processus d’inscription à de nouveaux services qui pourront ensuite interagir aisément en partageant de l’information avec mon compte Facebook.

Somme toute, même si la plateforme sociale qu’est Facebook nous est très pratique au quotidien en étant un point central de certaines activités sociales reliées aux communications, à l’expression de soi et à la consommation, il ne faut pas se leurrer, elle ne remplace pas tous les contacts sociaux réels en chair et en os. Même si vous avez 142 amis qui vous souhaitent de bons vœux le jour de votre anniversaire, 77 qui aiment votre photo de mariage ou 29 qui commentent votre recette de pilons de poulet, vos vrais amis sont ceux qui viendront vous remonter le moral, vous réconforter et vous serrer dans leurs bras lorsque le malheur frappera à votre porte.

facebookLe site est considérablement intéressant puisqu’il permet d’échanger, de partager, de s’informer, de se cultiver, de se sociabiliser. Bref, un être humain peut véritablement trouver satisfaction et améliorer sa vie de tous les jours grâce à Facebook. Hélas, rares sont ceux qui utilisent Facebook à bon escient.

Trop de personnes ne gèrent pas Facebook comme un moyen permettant de vivre mais comme une fin. 

 

 

Nos vies sont des objets sociaux

De nos jours, les gens font de plus en plus attention à leur santé en adoptant de saines habitudes de vie, comme le démontre cet article de Sophie Allard à propos des tendances santé en 2014, paru dans La Presse. Qui l’aurait cru, cela est dû en grande partie grâce au web social qui a transformé les thèmes que sont notamment l’alimentation, l’activité physique et la conciliation travail-famille en véritables objets sociaux!

objetsAlimentation: retour aux bases

Tout d’abord, du côté alimentaire, on remarque une hausse évidente du désir de bien se nourrir dans la population en général. Diminution de la restauration rapide, on veut cuisiner soi-même avec des aliments frais et surtout contrôler les ingrédients tels que le sucre, le sel et le gras. On assiste à une multiplication de blogues, comme celui de la nutritionniste Stéphanie Côté, dont les billets traitent de divers sujets tels les recettes, les astuces de cuisine, le gaspillage de nourriture, etc. Il y a même des capsules vidéo! Le plus important dans tout cela, c’est que les gens se les partagent, donnent leurs avis et proposent même des modifications en fonction de leurs goûts; bref une effervescence s’en suit sur les différents réseaux sociaux.

Anecdote personnelle

Récemment nous avons acheté des pilons de poulet dans un supermarché: il y avait une économie substantielle qui en valait vraiment la peine. Quelle ne fût pas ma surprise de voir des recettes (textes, photos et vidéos) de pilons de poulet partagées par mes amis apparaître dans mes actualités Facebook pendant plusieurs jours!

Activité physique virale

Ensuite, sans grande surprise, nous assistons au même constat concernant le sport. Cet extrait du texte de madame Allard démontre bien cet impact du web social:

Les réseaux sociaux teintent de plus en plus la pratique d’activités physiques. « Les gens publient en direct ce qu’ils réalisent comme entraînement, comme défi, dit Francis Gilbert. Ça devient viral et ça crée un effet d’entraînement. On démarre des groupes, on sollicite la participation des amis à tel événement, etc. »

Nous remarquons aussi que les technologies mises à notre disposition viennent y apporter leur coup de main. De nombreuses applications mobiles telles Garmin Ant, Runtastic ou RunKeeper offrent différentes fonctionnalités sociales. Cette dernière, comme l’explique de façon détaillée ce billet paru sur TechCrunch, permet notamment de créer son cercle d’amis, participer à des événements, partager des parcours de course à pied favoris, commenter et évidemment diffuser nos résultats sur les divers réseaux sociaux afin de piquer l’orgueil de nos contacts et les pousser à bouger et se dépasser à leur tour!

La vie parfaite

Enfin, le rythme de vie effréné établi depuis plusieurs années déjà est en période de transformation. Les gens ne veulent plus vivre seulement pour travailler: ils veulent travailler pour mieux vivre. Ils désirent plus que tout réaliser l’équilibre parfait dans ce grand mystère qu’est la conciliation travail-famille. L’article de madame Allard relate qu’il s’agit même d’un enjeu de sécurité publique:

L’INSPQ vient de publier un avis scientifique sur la conciliation travail-famille et la santé, ce qui signifie du coup qu’il considère cette problématique comme un enjeu de santé publique. Est-ce que les patrons seront plus conscientisés en 2014 ? Moins de la moitié des employeurs offrent des programmes d’équilibre travail et vie personnelle. Le Québec fait un peu mieux que le reste du Canada, selon le Groupe Entreprises en santé, mais il reste beaucoup à faire. Le télétravail est étonnamment en baisse, mais les horaires flexibles sont plus souvent proposés.

Devant ce rêve, les réseaux sociaux nous bombardent en continu de photos d’activités familiales, de clichés de soupers entre amis, de sorties mondaines et j’en passe. Notre vie peut alors sembler banale devant tous ces moments de la vie des autres maintenant devenus des objets sociaux reflétant une réalité biaisée, comme le soulève ce billet de Flavien Chantrel:

On peut vite se retrouver avec bien plus d’amis virtuels que de personnes réellement fréquentées au quotidien. On pourra échanger avec elles, sublimer notre quotidien avec des messages bien calibrés, nourrir notre égo des likes amassés et ainsi parfaire cette vie rêvée si éloignée de notre réalité. Mais avec quels résultats ? Dans quel but ? Une utilisation intensive des réseaux sociaux peut vite nous couper de l’essentiel et nous arracher aux vraies expériences de la vie.

Somme toute, bien que je termine ce texte sous un regard un peu pessimiste à l’égard de certains outils du web social, je crois que tout est question de modération et de gros bon sens dans l’utilisation de ces services. Bien que les interactions sociales proposées par ces derniers soient intéressantes, n’oubliez pas que les gens se montrent normalement sous leurs plus beaux jours!