Archives mensuelles : janvier 2016

Wings for life World run 2016: Participation confirmée

Encore cette année, nous avons formé notre petite équipe d’amis et collègues pour participer à cet événement mondial parrainé par Red Bull pour soutenir la recherche sur la moelle épinière.

Nous serons de retour à Niagara Falls pour affronter le Catcher car. Et oui, cette course est bien spéciale: il s’agit d’un trajet de 100 km borné avec différents points de contrôle (checkpoints) et ce, en simultané dans une trentaine de pays. 30 minutes après le départ du premier participant, une voiture avec des lecteurs RFID part à vitesse constante qui augmente au fur et à mesure pour rattraper les coureurs.

WFL_NiagaraFalls

L’an passé, ma course s’est arrêtée à 16.2 km. C’est bien loin du gagnant mondial qui a couru tout près de 80 km… Cette année, j’espère me rendre un peu plus loin: je vise le 18 km. On verra bien, il y a tellement de facteurs qui peuvent modifier le déroulement d’une course….

Si vous avez quelques dollars en trop, je vous invite à donner via ma page de participant!

Merci!

Halte! Repos forcé!

Quelques jours après le marathon, je suis sorti avec mon partenaire de course pour une petite randonnée de récupération. Une petite boucle d’à peine 2.5 km, à peine plus long que le temps pour s’habiller, mais assez pour ressentir un petit pincement au tendon d’Achille.

Bof, un petit bobo après un tel évènement, c’est normal me suis-je dit. D’autant plus, le repos annuel arrivant à grand pas, j’en profiterai pour ne pas courir jusqu’à mon retour le 4 janvier.

Une fois sur le tapis roulant du gym et me croyant guérit, entouré d’amitiés éphémères le temps que les résolutions du nouvel tombent, le même petit symptôme s’est pointé le nez après à peine 0.5 kilomètre.

Alors là, c’est assez… Vite, consultation chez ma chiropraticienne pour une petite séance et avoir son verdict: arrêt de course à pied jusqu’à nouvel ordre. Un petit taping plus tard, me revoilà à l’entraînement, pour de la musculation et du stairmaster pour combler le manque d’exercices aérobiques.

Une deuxième séance et un nouveau taping plus tard, je suis toujours cloué au sol (repos) mais je débute le protocol d’Alfredson pour ainsi être de retour bientôt!

La course à pieds me manque, mais je profite du temps que me procure cet arrêt pour bien planifier la saison 2016, qui je l’espère, se déroulera sans la moindre blessure!

 

J’en veux…

Depuis quelques semaines, la hargne que j’avais envers le Projet de loin 20 concernant la réforme du programme de procréation assistée (PMA) du Québec était intense en raison du doute que cela créait dans nos démarches de fertilité en cours à la Clinique OVO. Je suis bien conscient qu’en société, certains choix d’être faits au risque de déplaire à une partie de la population, malgré tout je crois fermement que la vie valait les coûts engendrés. Je sais, dans plusieurs autres secteurs des compromis semblables et déchirants ont été pris avec les mêmes conséquences. Mais ce dossier, celui-là, me touchait droit au coeur de père. Cela mettait en jeu notre désir d’être parents pour une deuxième fois depuis notre premier miracle en mars 2012.

Aujourd’hui, j’en veux à la vie. Je lui en veux de nous avoir faire miroiter un rêve qui est finalement devenu un cauchemar. Un cauchemar dont le temps finira par peu à peu s’estomper mais en gardant toujours la crainte de le revoir se pointer: une grossesse interrompue en raison d’un oeuf clair. C’était un dernier essai, possiblement la dernière chance: ça y était! Deux prises de sang positives en raison d’une bonne augmentation du bHCG, La grossesse inespérée battait son plein en ce beau 21 décembre 2015! A quelques jours avant Noël, nous avions pris la décision d’en informer nos parents et amis qui étaient au courant de nos démarches. Malgré les risques encourus de toute grossesse, nous vivions dans l’illusion que la vie allait être bonne et clémente avec nous après avoir vécu la dernière année difficile en raison des décès de mes deux belles-mères et du récent combat contre le cancer que mon beau-frère devait livrer… Évidemment, nous avions tort; nous avons été ignorants: la vie s’en fiche de tout ça et du baume que cela mettait sur les plaies vives de tous les membres de notre entourage.

J’en veux à la vie de mettre autant d’embûches dans notre vie de famille et de couple. J’en veux que ce qui devrait être simple et naturel devient si compliqué. Je lui en veux que cela puisse se terminer en queue de poisson après tant d’étapes surpassées. Je lui en veux de n’avoir peut-être jamais la chance d’avoir un deuxième petit être m’appeler papa. Plus encore, je lui en veux aussi de s’acharner sur le sort de ceux qui nous aidaient dans ce difficile processus.

N’ayez crainte, je suis déçu mais comme toujours, je m’en remettrai et nous nous en remettrons. Nous en avons vus d’autres, nous nous aimons et nous sommes une famille malgré tout. Que nous réserve la suite? Nous ne savons pas. Toutes ses démarches sont évidemment onéreuses et peuvent se terminer, comme nous le vivons présentement: vide, rien et tristesse.