Surveillance omniprésente

En 1949, l’auteur George Orwell publiait son œuvre 1984, dans laquelle la figure de proue du roman, Big Brother, est devenue un emblème métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance ainsi que de la réduction des libertés, tel que nous pouvons le lire sur Wikipédia. De nos jours, cet univers où l’état contrôlait absolument tout, subit un véritable big bang. L’effervescence technologique engendrée par la mobilité et les différents services offerts par le web social provoque un véritable retour du balancier, rendant les policiers vulnérables et à la merci des médias sociaux, comme le présente Olivier Proulx dans son billet intitulé « Des policiers sous surveillance ». Au cours du présent travail, je décrirai ce milieu étroitement relié à mon emploi à l’École nationale de police du Québec, les tendances que nous pouvons y observer d’ores et déjà et extrapolerai sur les changements de ces dernières à court (1 an), moyen (5 ans) et long (20 ans) termes.

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Description du milieu

Tout d’abord, avant toute chose, renseignons-nous un peu sur le milieu policier grâce au site Éducaloi, un organisme à but non lucratif dont la principale raison d’être est d’aider les citoyens à mieux comprendre leurs droits et leurs obligations. Ce monde, où règne la loi et l’ordre, est composé de différents corps policiers agissant à divers paliers gouvernementaux, régionaux et municipaux.

Au niveau du gouvernement fédéral, nous retrouvons:

Ensuite, au niveau gouvernemental provincial du Québec, nous retrouvons la Sûreté du Québec.

Puis, du côté des corps policiers régionaux et municipaux, nous retrouvons notamment:

Au Québec, il est important de savoir que c’est le Ministère de la sécurité publique (MSP) qui gère et oblige les municipalités à se soumettre à la Loi sur la police, adoptée à l’Assemblée nationale le 13 juin 2000 et dont la mission est:

L’objet de cette loi, qui reprend substantiellement les dispositions de l’ancienne Loi de police et de l’ancienne Loi sur l’organisation policière, est notamment d’instituer l’École nationale de police du Québec qui succède à l’Institut de police du Québec. L’École a pour mission d’assurer la formation initiale qui permet d’acquérir les compétences de base dans le domaine de la patrouille-gendarmerie, de l’enquête et de la gestion policière. Cette loi crée une Commission de formation et de recherche qui donnera des avis au conseil d’administration de l’École sur la formation policière et l’évolution de la recherche dans ce domaine. De plus, cette loi intègre également les dispositions relatives aux corps de police autochtones et établit le caractère communautaire de l’action policière. Cette loi oblige toute municipalité à prendre un règlement relativement à la discipline des membres de son corps de police et à produire un rapport annuel d’activité.

De plus, il existe différents niveaux de services obligatoires selon l’envergure de la population à desservir.

La hiérarchie est très importante au sein de la police et il y existe une multitude de fonctions (Patrouilleur, Agent d’intervention technique (SWAT), Enquêteur, etc) et de grades (Directeur, Commandant, Lieutenant, etc). Cette culture organisationnelle prévoit que les décisions et les communications soient prises par le sommet de l’organigramme pour ensuite être diffusées vers le bas.

Pour expliquer l’importance de la hiérarchie, telle que décrite ci-dessus, j’aimerais tout simplement reprendre les paroles du directeur de l’Académie de Savatan sur le site Internet officiel:

Aux côtés des savoir-faire dispensés au travers de l’instruction, le futur policier va alors recevoir tout au long de sa formation un savoir-être, une somme de valeurs qui ont pour nom la responsabilité individuelle, le courage, le sens du bien commun. En un mot, une véritable culture policière toute empreinte du sceau de la « réflaction », la réflexion avant l’action.

En revêtant pour la première fois son uniforme, l’aspirant policier, gendarme ou inspecteur choisit volontairement cette somme de valeurs qui vont influencer son action. Des valeurs qui, dès sa première heure à l’Académie, seront celles de l’aspirant.

Demain, la responsabilité du futur policier sera bien réelle. Car nos concitoyennes et concitoyens expriment une attente immense sur le rôle, la responsabilité et l’engagement des policiers au profit de leur sécurité.

Demain, le futur policier devra avoir la force de croire en ses convictions, de puiser dans les valeurs choisies et acceptées, la force d’agir avec proportionnalité, la force enfin de rester humain dans toutes les circonstances.

Demain, le futur policier entrera dans les rangs d’un Corps constitué. Un corps au sein duquel les principes sont toujours les mêmes : la loyauté et la militarité.

La loyauté envers sa hiérarchie n’est pas un acte de compromission : elle doit s’exprimer naturellement, avec fierté et cohésion.

Quant à la militarité, elle est source de dévouement, de disponibilité, de cohésion et de robustesse. Il s’agit d’une posture morale qui fait que l’individu va plus loin dans le service des personnes et de la patrie.

Au terme de sa formation à l’Académie de police, l’aspirant policier, gendarme ou inspecteur connaîtra alors le comment de son métier. Mais bien davantage encore, il sera imprégné du pourquoi de son engagement : servir la société et protéger le citoyen.

Tendances

Dans un deuxième temps, observons les tendances entourant les policiers versus le web social. A ce stade, nous pouvons confirmer une croissance du mépris envers le travail de ces derniers. Des messages haineux et de propagande sont largement diffusés et partagés via les différents médias sociaux. Récemment avait lieu le 21e Séminaire Intersection/MSP en partenariat avec l’École nationale de police du Québec, la Sécurité publique de Trois-Rivières et la Sûreté du Québec et ce thème fut au coeur des débats. En effet, comme le soulignait Helen Dion, directrice du service de police de la Ville de Repentigny et présidente du Réseau Intersection, à la journaliste du Nouvelliste Nancy Massicotte, les défis reliés aux réseaux sociaux sont de plus en plus grands:

N’importe qui peut s’improviser média aujourd’hui. Un incident sera filmé et diffusé sur les réseaux sociaux et la population va ensuite se faire une idée complète de l’intervention policière à partir seulement d’une petite partie de celle-ci.

On parle aussi souvent du lien de confiance que la police doit entretenir avec la population grâce à la politique de police communautaire, ce que les réseaux sociaux peuvent rapidement détruire en ternissant la e-réputation des agents de la paix. Vous rappelez-vous l’intervention du policier du SPVM auprès d’un itinérant l’hiver dernier? Cette vidéo parue sur YouTube est devenue virale, ayant été visionnée par plus de 515 000 personnes à ce jour. Bien que la façon de procéder manquait effectivement de tact, mes yeux objectifs n’y voyaient rien d’autre que de la psychologie inversée, méthode que j’utilise moi-même efficacement avec mon petit garçon de deux ans pour le convaincre de manger ses légumes au souper:

La psychologie inversée est une technique de communication consistant à tenir un discours ou adopter une attitude allant à l’encontre de ce que l’on souhaite en fait suggérer.

Cette technique s’appuie sur la réactance, c’est-à-dire le fait qu’un individu qui s’aperçoit que l’on tente de le convaincre, tend par esprit de contradiction à faire ou croire l’opposé de ce qui lui est suggéré.

Malheureusement, fort à parier que la grande majorité du public qui aura visionné la vidéo n’en retiendra que les propos fielleux sans nécessairement avoir l’esprit critique de faire la part des choses en consultant d’autres sources. Comme le suggérait Samuel Tanner, professeur adjoint à l’École de criminologie et chercheur régulier au Centre international de criminologie comparée,  à sa conférence d’ouverture au séminaire mentionné précédemment, une approche de police communautaire se forge d’abord par la création d’un lien de confiance entre la police et le citoyen. Cette relation peut facilement être brisée par les objets sociaux distribués à grande échelle via les outils du web social:

Le public ne partage ni le lieu ni le temps de la scène. Les gens vont donc se faire une opinion sans être là, sans connaître la progression de l’intervention. Des images comme celles-ci viennent donc en rupture avec les attentes de la population et grugent le lien de confiance.

Je suis de ceux qui croient qu’il y a toujours deux côtés à une médaille. On assiste actuellement au débalancement inverse. Par exemple, autant le syndicalisme a été utile à l’époque pour défendre les intérêts collectifs des travailleurs, autant le pouvoir est maintenant inversé et hors du contrôle de la population active. Avec l’arrivée de toutes ces nouvelles technologies, chaque citoyen devient en quelque sorte un journaliste 2.0 et peut décrire les faits, sans toutefois demeurer objectif et avoir le souci professionnel que suppose la démarche journalistique. L’honnêteté et la crédibilité de ces personnes demeurent donc à valider mais remettent quand même en doute l’application de la loi grâce à ce pouvoir de médiatisation.

De plus en plus, nous remarquons qu’une division se crée sur le web, comme c’était le cas lors de la crise étudiante de 2012, et que des forces et volontés sous-jacentes émergent de part et d’autre. Les gens sortent tout de même de leur mutisme afin de redorer le blason de la fonction policière et par le fait même, se libérer de leurs émotions pour exprimer leurs convictions et tenter de rehausser le niveau de confiance envers les hommes de loi.

Certains publient des billets sur leurs blogues personnels, comme c’est le cas d’Alain Martel dans cet excellent article où il explique la douleur qui le tenaillait en tant qu’enfant de policier:

Je me suis retrouvé avec une rage dans le fond du corps. Le visage crispé. Une brûlure dans les tripes. C’est le fils de policier qui s’est éveillé. Le jeune fils. Celui qui a pris longtemps avant de comprendre pourquoi. Pourquoi les gens haïssent-ils  autant les policiers? Pourquoi mon père est-il un boeuf, un chien, un cochon? Pourquoi est-ce que je suis rejeté parce que mon père a choisi un métier qu’il adore?

Parallèlement, des regroupements en faveur des policiers naissent sur les réseaux sociaux et des communautés se forment. C’est le cas notamment sur Facebook via le groupe nommé Soutien aux policiers du Québec: Parce qu’ils sont nos héros de la rue… pour tenter d’équilibrer les tensions et revendications des autres groupes (Guet des Activités Paralogiques, Propagandistes et Anti-démocratiques (GAPPA), Collectif opposé à la brutalité policière (COBP), Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP), etc).

Même sur Twitter, la plateforme de microblogging par excellence, certaines personnes publient des commentaires et partagent des images des bons coups de la police pour démontrer qu’ils ne sont pas seulement des chiens, des boeufs ou des cochons pour ne nommer que ces quelques qualificatifs bien répandus.

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Par contre, ne jouons pas à l’autruche, le thème est clairement tabou. Beaucoup de gens s’empêchent souvent de commenter des sujets chauds sur les réseaux sociaux uniquement pour ne pas provoquer de tempêtes qui seraient sans fin. Ce n’est clairement pas à la mode d’apprécier le métier de policier, même si nous reconnaissons certaines bavures, comme ça ne l’est pas non plus de voter pour le parti conservateur ou le parti Libéral et pourtant, ces derniers ont respectivement remporté majoritairement les élections fédérales de 2011 et les provinciales de 2014. À ce propos, une nuance très intéressante a été exprimée par Michelle Blanc dans son billet de post-mortem concernant les médias sociaux et la dernière élection provinciale: ces nouveaux médias seraient-ils à tendance gauchiste?

Dans le cas des élections fédérales, comme provinciales, j’observe que ce sont plutôt les gens de « gauche » qui s’expriment et utilisent le plus le Web.

La gauche et les progressistes sont de toute évidence beaucoup plus présents et loquaces sur les médias sociaux.

Comme suite au « printemps érable », les internautes « non-progressistes » ont certainement appris à être moins « visibles » afin de ne pas se faire « basher » par les progressistes sur les médias sociaux. J’en discutais dans mes billets :

Les médias sociaux sont-ils responsables d’un climat de haine sociale?

Crise étudiante, la gauche est plus active et intolérante sur les médias sociaux

La « minorité silencieuse » l’est très probablement aussi sur les médias sociaux.

En résumé, s’agit-il encore du même vieux débat de la gauche contre la droite; cette dernière étant le porte-étendard du côté obscur de la force?

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Boule de cristal

En troisième lieu, que nous réserve l’avenir? Difficile de se prononcer à ce sujet, mais je vais tenter de faire quelques pronostics à court, moyen et long termes.

Court terme (1 an)

Pour l’année qui vient, je crois que nous assisterons à une présence accrue de la police sur le web, notamment sur les réseaux sociaux afin de renforcer le lien de confiance avec la population, hausser sa e-réputation mais aussi pour améliorer la collaboration des citoyens et des troupes sur le terrain.

Plusieurs corps de police sont actifs sur les médias sociaux, par exemple @SPVM et @sureteduquebec sur Twitter, afin de répondre aux questions des citoyens, diffuser des campagnes de publicité, publier des disparitions ou enlèvements, etc. Ces comptes utilisateurs crédibles assurent la qualité de l’information qui y est partagée et celle-ci est, par conséquent, plus susceptible d’être propagée parmi les divers médias sociaux assurant ainsi une meilleure circulation de l’information.

Ces gestionnaires de communautés, comme ils sont appelés dans le domaine, devront tout de même faire très attention car parfois certaines opérations se voulant positives pour l’image de l’organisation peuvent hélas prendre des virages insoupçonnés, comme l’a récemment appris à ses dépends la police new-yorkaise.

L’utilisation des outils du web social pourra aussi permettre de mieux gérer les événements en cours. Comme l’explique Martin Lessard dans son billet, les manifestations du printemps 2012 nous ont bien démontré que les réseaux sociaux deviennent de véritables concentrateurs d’événements:

Le mouvement de protestation se propage à l’image des réseaux sociaux : pas vraiment de centre, une organisation sans organisation, c’est-à-dire qui fonctionne organiquement sans avoir de coordination explicite.

Les mots-clic (hashtag) sur Twitter jouent le rôle de messagers. C’est comme ça qu’on peut expliquer l’extraordinaire simultanéité des mouvements du printemps érable. Par un effet de capillarité; vous savez, cette remontée d’humidité qui fait circuler l’eau du bas vers le haut (dans du tissu, les murs, toute matière poreuse…). La migration des mots-clic remonte les faisceaux numériques et l’imitation fait le reste.

Je suis certain que les policiers ont appris du passé et scrutent à présent les réseaux sociaux à la loupe, permettant ainsi de réagir de façon proactive, optimale et surprenante grâce à l’aide de la population. Qui sait, les corps policiers québécois sont peut-être déjà en train de se bâtir un réseau social pour eux, comme l’ont fait les américains avec Blueline Connect?

Les policiers présents sur le réseau Blueline n’aimeront et ne partageront pas les photos de vacances et les blagues partagées, mais des dossiers, des photos, des vidéos, des informations relatives à des scènes d’infractions, dans le but évident de mettre en commun des signalements, des méthodes, des problèmes communs aux officiers de police à travers le pays. À la fois pour le bien des enquêtes et l’optimisation des méthodes d’enquête.

Moyen terme (5 ans)

D’ici quelques années, il est fort probable que les voitures de patrouille québécoises ou les policiers eux-mêmes seront équipés de caméras afin de filmer les interventions.

Dans ce reportage de Normand Grondin, on évoque la possibilité de filmer le travail des policiers afin de contrebalancer la présence importante de téléphones intelligents parmi les citoyens. Denis Côté, président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, juge que cette technologie pourrait être dissuasive et aiderait grandement à réduire les agressions et les plaintes envers les forces policières.

Je pense qu’on est rendu là. On est rendu où l’ensemble des citoyens ou presque a un téléphone intelligent et si ça peut permettre de diminuer le nombre d’agressions contre les policiers, ça peut diminuer également le nombre de plaintes portées contre les policiers, je pense que ça vaut la peine d’être exploré au Québec.

Même la relève, les étudiants en techniques policières de la province, s’inquiètent de ces vidéos qui deviennent virales, se propagent à vitesse grand V et alimentent les préjugés. Ils sont d’avis que l’enregistrement des opérations serait bénéfique, comme le rapporte le journaliste de Radio-Canada lors de l’entrevue de Steve Drouin, étudiant, concernant une arrestation survenue à Val-d’Or:

Les étudiants en techniques policières au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue sont préoccupés par les interventions policières qui se retrouvent sur le web. « Nous, ce qu’on aimerait, c’est avoir des caméras sur nous autres », plaide Steve Drouin, qui croit que les fragments d’information alimentent les préjugés. « Comme l’intervention qui s’est passée à Val-d’Or, on voit seulement la fin, continue-t-il. On ne voit pas ce qui s’est passé au début. Il y en a qui interprètent mal les choses. ».

Plusieurs projets pilotes sont actuellement en cours dans différentes provinces canadiennes. Un policier portait même une caméra GoPro lors de la manifestation contre la brutalité policière du 15 mars dernier. Ce n’est plus qu’une question de temps et, malheureusement, de coût.

 

Long terme (20 ans)

La technologie évolue si rapidement, il m’est difficile de présager comment le milieu policier se transformera d’ici deux décennies.

Malgré tout, je crois que Manuel Valls, ministre de l’intérieur de la France, a une vision claire de ce qui s’en vient avec sa Police 3.0 et je partage son avis:

Il s’agit de combattre efficacement une délinquance aux formes, aux localisations et aux pratiques mouvantes tout en œuvrant au renforcement du lien de confiance qui les unit aux citoyens.

La police a besoin d’être présente sur la toile. Mais il ne s’agit pas d’être présent pour être présent, il s’agit de relier les auteurs entre eux, de recouper avec des méthodes plus traditionnelles (filature, surveillance de lieux de culte, de mouvements extrémistes) pour obtenir des résultats.

De plus, la population va devoir prendre conscience que les infractions commises en ligne ne sont pas effectuées sous le couvert de l’anonymat, malgré l’utilisation de différents avatars ou personas. La loi étant aussi valable sur Internet, le nombre d’arrestations pour des propos tenus en ligne ne fera qu’augmenter.

La toile deviendra peut-être une véritable scène de crime numérique, un lieu privilégié d’indices pour les enquêteurs à la recherche de la vérité?

Peut-être recevrons-nous directement des amendes ou condamnations pour nos méfaits effectués en ligne, un peu comme le font actuellement les radars photo sur les routes du Québec?

Tant de suppositions… Néanmoins, une révision du cadre juridique et de la gouvernance de l’Internet est à prévoir car pour le moment, il existe plusieurs zones grises quant à cette législation…

 

Conclusion

Somme toute, les citoyens devraient se remémorer que ce n’est pas la police mais bien notre police. Ces policiers, malgré notamment le port de l’uniforme, de l’arme de service et de la matraque, ne sont pas des ennemis.

Ils sont grands-parents, parents, conjoints ou amis: tout comme nous. Bref, ils sont humains. Lors d’un incident, ils méritent d’être traités dignement et que toute la vérité soit faite avant d’être jugés et lapidés sur la place publique comme c’est souvent le cas présentement.

Souvenez-vous que des dérapages, il y en a dans tous les types d’emplois: du professeur qui pète les plombs, en passant par l’éboueur qui semble très énervé et, plus près de nous, l’affaire Alexis Vadeboncoeur qui n’a plus besoin de présentation.

La brutalité policière est un fait et celle-ci existe réellement, il faut seulement savoir l’identifier correctement et surtout, ne pas se laisser manipuler par les différents médias d’un côté comme de l’autre, qui pourraient camoufler un certain agenda setting.

Maintenant, il ne reste qu’à patienter quelques années pour évaluer la véracité de ces prédictions…

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