Le combat de notre vie

Il y a quelques jours à peine, nous fêtions les 2 ans de notre fils. Un moment de bonheur accompagné de nos proches. Quelques années auparavant, ce n’était pourtant qu’un rêve: celui de fonder une famille. Toute une épreuve pour un couple ayant des problèmes de fertilité et qui doit passer à travers plusieurs étapes notamment celles du choc, du stress et de l’attente du résultat tant espéré. Ce billet, à caractère très émotif pour moi, se veut une réponse aux 4 articles du blogue d’un jeune couple infertile français intitulé Le Combat de notre vie.

infertilite

Le choc

Procréer: engendrer un être humain. N’est-ce pas le but primaire de la vie avant tout autre désir matériel? Hélas, ce n’est pas le cas pour beaucoup de couples du monde entier qui font partie d’une terrible statistique: L’infertilité. Au Canada, le taux de fertilité a chuté de 57% en 51 ans.

Et bien, ça y est cette fois, j’y suis. Je sais que je fais vraiment partie des 500 000 personnes en France qui consultent chaque année au sein des centre de Procréation Médicalement Assistée (PMA).

C’est tout un choc d’en faire partie et de réaliser qu’il y a de fortes chances, malheureusement, que nous ne pourrons pas devenir parents à notre tour. Que nos propres parents n’auront peut-être jamais de petits enfants. Bref, c’est une nouvelle triste à avaler pour tout l’entourage.

Le stress

Soulagement: les avancées technologiques permettent maintenant de palier à ce problème de conception naturelle. Des cliniques offrent mille et un traitements afin de permettre aux infertiles de garder espoir. Malgré les faibles pourcentages de réussites, nous fonçons et nous nous accrochons en gardant en tête l’objectif d’une vie. Quels moments de stress intense et d’émotions à se croire bipolaire.

Entre temps, à chaque cycle on espère, on croise les doigts, on y croit, parce que l’espoir est toujours là!

On supporte aussi les « Et toi, c’est pour quand? », « Il va falloir s’y mettre », « Ça va marcher », « C’est dans la tête », « Arrêtes d’y penser », etc. et j’en passe!

Sans oublier les annonces de grossesses et les naissances qui n’en finissent plus…

Alors on s’accroche et le traitement peut commencer, ça va marcher…

Le résultat

Puis, un jour, le moment tant attendu: la prise de sang. Le test du dosage et taux de Béta-hCG sera-t-il annonciateur d’une grossesse en évolution? La peur de devoir tout recommencer ce long processus semé d’embûches nous hante sans cesse.

Miracle pour nous: résultat positif et 9 mois plus tard nous tenions notre petite merveille entre nos mains.

Mystère concernant ce couple européen, le dernier billet fût rédigé pendant l’attente du résultat tant espéré. Nous n’en savons pas plus, nous pouvons nous imaginer le meilleure comme le pire.

Je veux simplement avoir le bonheur de prendre mon enfant dans mes bras, de l’entendre un jour nous dire papa et maman, de voir le sourire sur les lèvres des grands-parents, d’avoir cette joie dans nos cœurs et donner tout l’amour que l’on a à donner pour cet enfant…

Je ne peux que leur souhaiter d’avoir remporté leur combat…

En terminant, j’aimerais faire un parallèle avec un billet de Karine Juteau, dans lequel elle répond à une personne qui compare le démarrage d’un blogue au rôle de parents. Je comprends bien votre analogie, mais sans vouloir vous vexer, il existe une énorme différence: bloguer est à la portée de tous.

 

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